Au cours du 1er semestre de 2021, nombreux sont les français qui ont éprouvés un stress chronique. Nous vivons dans une société occidentale, dans un pays, dans un environnement que de nombreux habitants de pays moins développés nous envient, même si depuis l’arrivée de la crise économique, de la pandémie liée à la COVID 19, nos habitudes et nos responsabilités ont changé.  Nous disposons de l’eau courante, de l’électricité, de médicaments, d’un système de protection sociale…qui nous facilitent l’existence, … nous vivons de plus en plus longtemps, nous avons des congés payés, des week-ends….. 

Le monde du travail a considérablement évolué de façon rigoureuse, avec répartition et spécialisation des tâches.  Les nouvelles technologies informatiques sont apparues avec la mondialisation de l’économie et l’accélération du rythme des changements. Bien que tous ces changements aient apporté du bien-être et de la prospérité, certains ont aussi apporté du stress. Depuis une vingtaine d’année le stress au travail apparaît comme un risque majeur dont il découle des problèmes de santé. 

Qu’est-ce que le stress ?

Patrick LEGERON, psychiatre, indique que le stress n’est pas un processus pathologique. Des chercheurs l’assimilent à une grande fonction de l’organisme comme la fonction respiratoire, digestive etc. 

Le stress est une réaction que notre organisme a pour s’adapter aux menaces, au danger de notre environnement. Sans cette fonction, nous ne pourrions pas vivre, car dans l’incapacité de nous adapter. Dès que nous sommes dans une situation qui nécessite de nous adapter, des mécanismes biologiques sont activités dans notre corps à la fois au niveau des hormones, et des cellules nerveuses. Ce mécanisme est très complexe et semble encore faire l’objet de recherche.

Le stress est donc une composante indispensable à la vie. Cette capacité d’adaptation au danger est propre à l’homme et aux animaux, mais elle diffère chez l’homme et les autres mammifères. 

Hans Selye est considéré comme le père fondateur du concept du stress. Il était directeur de l’institut de médecine et de chirurgie expérimentale de l’université de Montréal. A travers ses recherches, il a émis l’hypothèse en 1936, que « quel que soit l’agent stresseur, il existe une réponse stéréotypée du système hormonal. Cette réponse correspond à une contre-réaction dont le but est de maintenir l’équilibre (l’homéostasie) menacé par une agression extérieure ». Poursuivant ses recherches, il a inventé en 1956 le concept de stress qu’il a défini comme étant « un syndrome général d’adaptation présentant toute une symptomatologie ».

Le syndrome général d’adaptation est en fait l’ensemble des manifestations physiques ou psychologiques que l’individu met en place face à un agent stresseur (bruit, un accident, une panne d’électricité etc.). Hans Selye a mis en évidence 3 phases d’adaptation à savoir :

Phase d’alarme ou d’alerte

C’est le 1er niveau. L’organisme mobilise tout son potentiel pour faire face à l’agent stresseur. Il libère de l’adrénaline et du cortisol ce qui entraîne une diminution de sa résistance.

Phase de résistance ou d’endurance 

C’est le 2ème niveau, lorsque la situation perdure. L’organisme produit encore plus d’hormones pour lutter contre l’agent stresseur, ce qui engendre une baisse des défenses pour lutter contre d’autres agressions. Le corps commence à s’habituer, à s’accoutumer à la douleur.

Phase d’épuisement

A ce niveau, la personne est dépassée, elle ne peut plus faire face. Elle a épuisé tout son stock d’hormones. 

Cette phase d’épuisement correspond au burn out. La personne ne trouve plus les ressources nécessaires pour s’adapter aux agents stressants et s’épuise mentalement et physiquement. 

Richard Lazarus, professeur en psychologie à l’Université de Californie et pionnier comme Seyle, a ajouté une autre dimension au concept de stress. Il introduit l’approche cognitive (capacité qu’à l’individu à interpréter les situations et à évaluer ses propres ressources pour y faire face) comme une interaction entre les deux……

……Ainsi face à un évènement, une personne pourra vivre du stress et une autre être complètement indifférente à la situation, en fonction de la perception de la situation, de la personnalité. De même une personne peut face à la même situation parfois vivre un stress et d’autres fois non, tout dépend de l’état dans lequel elle se trouve au moment de l’évènement. A savoir que nous n’avons pas tous besoin de la même quantité de stress pour atteindre notre efficacité maximale. Certaines personnes sont très efficaces quand elles vivent une grande quantité de stress et d’autres peuvent perdre leurs moyens. Il y a donc du bon et mauvais stress. L’important est de trouver ce qui est juste pour soi……

….. Le stress peut donc être appréhender comme une réponse à une situation déséquilibrante. Face à ce déséquilibre, le corps se sentant menacé va devoir s’adapter.  C’est ce que Hans Selye nomme le « syndrome général d’adaptation ».

A noter qu’il existe différentes catégories d’agents stressants ou cause de stress. Les stresseurs internes qui sont intégrés à la personne tels que son degré d’exigence, sa façon d’appréhender la vie, sa capacité à faire face au danger, à se défendre. Les agents de stress externes qui dépendent de l’environnement : contexte familial (déménagement, arrivée d’un enfant etc…) ou contexte professionnel. Ils peuvent être aussi positifs quand ils sont sources de motivation productive pour la personne ou négatifs quand ils deviennent néfastes à la productivité. Enfin les stresseurs peuvent être aigus ou chroniques. Aigus, ils ne se prolongent pas dans le temps comme lorsque nous voulons éviter un accident de la route, faire une intervention devant un public. CHRONIQUES, ils s’installent dans le temps : par exemple vivre de l’insécurité professionnelle, avoir du mal à faire un deuil. Le stress est prolongé, répété, permanent.

Les causes de stress au travail sont diverses. …

…..Le stress fait partie des risques psychosociaux, outils de qualification et d’évaluation des situations et des conditions de travail. Ils font partie intégrante de l’obligation de sécurité de résultats incombant à l’employeur.

Nous l’avons vu le stress en soit est indispensable à la vie. Il a toute sa place. Par contre, il devient un risque psychosocial lorsqu’il perdure dans le temps, quand il devient CHRONIQUE au travail, car il peut conduire au burnout. Dans un prochain article, je définirai ce qu’est le BURN OUT.

Ce texte est extrait du mémoire que j’ai réalisé dans le cadre de ma certification de coach en juin 2021.

Quelques recettes concrètes pour vous aider à gérer le stress au quotidien 

Alors c’est parti !

1/ Apprenez à gérer les priorités

Hiérarchisez les priorités. Il s’agit d’abord de vous demander dans quelle mesure toutes les tâches doivent être menées de front, et distinguer ce qui est indispensable de ce qui ne l’est pas. Pour cela, discernez les tâches urgentes et importantes en quatre catégories : urgent et important, urgent mais pas important, pas urgent mais important, pas urgent et pas important. 

2/ Demandez de l’aide

Si tout est prioritaire, consultez un collègue bienveillant ou un supérieur pour y voir plus clair. Ensuite, réalisez une liste avec des stylos, des post-it de différentes couleurs, tout est bon pour organiser vos priorités sans craindre d’oublier quelque chose.

3/  Apprenez à écouter vos pensées, vos ruminations

Vos pensées et ruminations négatives sont ENERGIVORES et dépréciatrices.  Soyez-y attentif(ve)s : “J’en ai marre, je ne sais pas comment je vais faire. J’en ai plein le dos. Je suis toujours dérangé(e)  ..”, et essayer de les transformer en phrases positives : “J’arrive toujours à tout faire. Je sais que je suis capable et que je vais y arriver. Je fais de mon mieux. Il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas, j’ai les compétences nécessaires, je vais aller à mon rythme…Je demande à ce que l’on ne me dérange pas pendant 1 h……….Je demande de l’aide…..”

4/ Faites une pause

  • Allez vous aérer, respirer, écouter une musique qui vous booste, qui vous met joie,
  • Respirez : Eh oui ! Souvent, nous sommes tellement pressé(e) que nous sommes en apnée, tout simplement : la cohérence cardiaque vous connaissez !
  • Evitez le café : buvez de l’eau, des tisanes

5/ Pratiquer le moment présent

Centrez- vous sur la tâche que vous vous êtes fixée. Ne vous projetez pas sur ce qui reste à faire. Faites des points sur là où vous en êtes. Apprenez à être fière de vos avancées.

J’espère que ces quelques pistes vous aideront à ramener un peu de sérénité dans votre vie.

Que choisissez-vous ?

Votre choix m’intéresse.

Je vous souhaite une belle journée.